Du « ni droite ni gauche » de Macron l’imposteur à la victoire annoncée de Le Pen, la bourgeoisie française dans la tourmente capitaliste
- Par Yvan Lemaitre
A la veille de l’élection présidentielle, la fin sans gloire de Macron, l’imposteur de la « révolution » ni droite ni gauche introduit, tout naturellement peut-on dire, Marine Le Pen au pouvoir après avoir explosé et liquidé ses propres appuis pour se maintenir dans la place grâce au PS… Soulagés d’avoir contenu, grâce à la collaboration des directions syndicales, la révolte de la classe ouvrière qui menaçait de renverser la table en septembre dernier, Bloquons tout !, le pouvoir et les partis parlementaires s’engagent dans la transition institutionnelle, la lutte des ambitions personnelles et des appareils mises au service du maintien du désordre bourgeois.
Après que la justice lui a permis d’être candidate, malgré « la gravité des faits », l’héritière des enfants de Pétain, des terroristes criminels et tortionnaires de l’OAS, colonialistes partisans de l’Algérie française responsables d’avoir tenté d’assassiner De Gaulle au lendemain de l’indépendance en 1962, dirigeante d’un parti longtemps considéré comme un parti « différent des autres », putschiste, rejeté par la caste parlementaire, marche vers une victoire attendue en 2027. Adoubée par une large fraction du patronat, portée par les médias des milliardaires et l’establishment, elle caracole en tête des sondages après avoir remis sur le côté Bardella de Monaco. Elle bénéficie d’une rente, être la seule candidate du seul parti qui n’a jamais été au gouvernement durant la Vème République.
Et elle vient de recevoir le soutien d’Elon Musk !
Philippe et Attal se disputent le rôle du preux chevalier de la droite pour combattre la dame qu’ils renforcent en reprenant sa politique dictée aux uns et aux autres par les classes dominantes « au nom des intérêts de la nation »… Même Mélenchon invoquant « La nouvelle France » a cru bon de reprendre son slogan « On est chez nous ! » en prétendant promotionner un nationalisme éclairé, antiraciste, lors de son meeting de Saint-Denis.
Les rivalités d’ambition qui agitent la caste parlementaire toute soumise à la défense des intérêts de la France, c’est-à-dire des classes dominantes et privilégiées, tout en laissant croire au peuple que c’est lui qui décide, sont une nouvelle démonstration de la crise de ladite démocratie parlementaire. Elles l’approfondissent en mettant à nu la corruption de ces défenseurs de la renaissance ou autre renouveau de la France.



