Ni la guerre ni l’austérité ne sont une fatalité, ce sont les armes du capital et des profiteurs de guerre contre les travailleurs et les peuples
- Par Galia Trépère
Il a fallu attendre près d’une semaine d’une canicule inédite à cette période de l’année -de 10 à 15 degrés de plus que les normales saisonnières- pour que le gouvernement décide… d’organiser, jeudi, une réunion interministérielle. « Une réunion pour dire on va mettre en place un plan d’urgence, quand on sait que cette urgence existe depuis des années et des années, c’est irresponsable », a dénoncé la directrice d’Oxfam France Cécile Duflot. La vague de chaleur sans précédent qui s’est abattue sur l’Europe ces derniers jours atteste de l’accélération du réchauffement climatique et de la dégradation des conditions de vie qu’elle entraîne, une expression de la faillite du système capitaliste incapable d’organiser la production et les échanges de façon planifiée dans le respect de la nature.
La guerre en est une autre expression. Celle déclenchée par les Etats-Unis le 28 février contre l’Iran pour tenter de sauver la domination du capital américain en assurant sa mainmise sur le Moyen-Orient, tandis que leur allié Israël, dans le prolongement de sa guerre génocidaire contre les Palestiniens, lançait une nouvelle offensive au Liban, n’en finit pas de provoquer ses ravages. Entre prétendus cessez-le-feu et frappes bien réelles qui sèment la mort et la destruction, entre déplacements forcés et pénuries, la vie des populations de la région est devenue un enfer.
Face à la déroute de Milei et au développement de la lutte de classe, « la gauche argentine face à un grand défi »
- Par Mónica Casanova
« La gauche argentine face à un grand défi » est le titre d’une lettre ouverte de militants trotskistes argentins en avril au PTS (parti frère de RP en Argentine, principale organisation du FIT-U, Front de Gauche des Travailleurs-Unité) et au FIT-U et à ses sympathisant·es.
Ce courrier[1] interpelle sur l’indispensable unité des révolutionnaires dans le nouveau contexte de « crise, turbulences, ruptures et brusques virages historiques » que nous vivons, selon l’expression d’un des auteurs, Ariel Petruccelli.
En effet, Milei, l’ultraréactionnaire à la tronçonneuse, atteint des records d’impopularité. Après une première défaite électorale en septembre, il a pu améliorer son score en novembre mais seulement grâce à Trump menaçant le pays de banqueroute financière en cas de désaveu de son allié. La déroute en cours de Trump suite à l’agression criminelle des USA et d’Israël contre l’Iran et à la crise mondiale qu’elle a provoquée, pourrait bien accélérer sa chute...
De jour en jour, le délire réactionnaire de Milei se heurte à la réalité : des dizaines de milliers de manifestant·es pour exiger des comptes sur les prisonnier·es, torturé·es et assassiné·es, « Mémoire, Vérité et Justice » le 24 mars dernier, cinquante ans après le début de la dictature d’extrême droite de Videla.
Trump-Xi Jinping-Poutine au sommet du chaos économique et militaire du capitalisme ou l’impossible « stabilité stratégique constructive »
- Par Yvan Lemaitre
Lundi dernier, Trump, de retour de Pékin, a renouvelé ses menaces criminelles contre l’Iran dont « il ne restera plus rien » si Téhéran ne signe pas un accord. Incapable de sortir du piège dans lequel il s’est embourbé, Trump poursuit son escalade terroriste. Ni lui ni l’oligarchie financière qui dirige les USA ne peuvent se résigner à leur défaite. Ils ont le soutien actif des ministres des Finances du Royaume-Uni, du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et des États-Unis, les pays du G7, le bloc des vieilles puissances impérialistes, réunis à Paris cette semaine qui rendent l’Iran responsable de la crise économique en cours de même qu’ils condamnent « unanimement la guerre brutale que la Russie poursuit contre l’Ukraine » posant aux victimes des guerres qu’ils ont eux-mêmes provoquées et poursuivent.
Au sommet de Pékin, la semaine précédente, Trump a tenté de donner le change en affichant une bonne volonté de façade en réponse au même affichage de la Chine qui, dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, a demandé un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz « dès que possible ». Sans qu’il y ait de déclaration commune, Xi Jinping aurait promis « avec force » selon Trump qu’il ne fournirait pas de matériel militaire à l’Iran se contentant de déclarer, « Si je peux être d’une quelconque aide, je serai ravi d’aider ».
La Chine est intéressée au premier rang par la réouverture du détroit dont le trafic a chuté de 97 % depuis le début de la guerre alors que plus de 80 % des hydrocarbures qui y transitent sont destinés à son approvisionnement et à celui des pays asiatiques. Mais elle est surtout plus préoccupée de profiter de la déroute américaine pour renforcer ses positions que de venir au secours de Trump.



