La « Nouvelle France » de Mélenchon ou les habits neufs de la gauche, le populisme parlementaire, ostracisé par le capital mais qui se propose de gouverner avec et pour lui…
- Par François Minvielle
Le 3 mai, Jean-Luc Mélenchon annonçait sa candidature à la présidentielle, posant au roc face aux tempêtes des guerres, de la déroute globale du capitalisme, à l’écart des crises politiciennes de la gauche, de l’explosion de la direction du PS aux primaires « tous contre LFI », en passant par la crasse xénophobe d’un Ruffin qui pousse jusqu’au bout sa logique souverainiste et patriote.
La crise n’a pas fini de provoquer de nouveaux éclatements, entre macronistes et chevaux de retour de la droite, dans la surenchère réactionnaire pour espérer tenir face à l’extrême-droite où les couteaux s’aiguisent entre les Bardella, Le Pen, Ciotti et cie…
Face à ce torrent réactionnaire et ce déferlement d’ambitions personnelles rivales, la campagne de LFI tranche. « C’est carré » dit Mélenchon espérant devenir le pivot de la bataille présidentielle pour se retrouver au second tour contre Bardella. Son programme[1] met en avant l’égalité homme-femme, la « créolisation » de la société comme une richesse, les préoccupations environnementales, des mesures sociales, la défense de la paix et la solidarité avec le peuple palestinien.



