Trump-Xi Jinping-Poutine au sommet du chaos économique et militaire du capitalisme ou l’impossible « stabilité stratégique constructive »
- Par Yvan Lemaitre
Lundi dernier, Trump, de retour de Pékin, a renouvelé ses menaces criminelles contre l’Iran dont « il ne restera plus rien » si Téhéran ne signe pas un accord. Incapable de sortir du piège dans lequel il s’est embourbé, Trump poursuit son escalade terroriste. Ni lui ni l’oligarchie financière qui dirige les USA ne peuvent se résigner à leur défaite. Ils ont le soutien actif des ministres des Finances du Royaume-Uni, du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et des États-Unis, les pays du G7, le bloc des vieilles puissances impérialistes, réunis à Paris cette semaine qui rendent l’Iran responsable de la crise économique en cours de même qu’ils condamnent « unanimement la guerre brutale que la Russie poursuit contre l’Ukraine » posant aux victimes des guerres qu’ils ont eux-mêmes provoquées et poursuivent.
Au sommet de Pékin, la semaine précédente, Trump a tenté de donner le change en affichant une bonne volonté de façade en réponse au même affichage de la Chine qui, dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, a demandé un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz « dès que possible ». Sans qu’il y ait de déclaration commune, Xi Jinping aurait promis « avec force » selon Trump qu’il ne fournirait pas de matériel militaire à l’Iran se contentant de déclarer, « Si je peux être d’une quelconque aide, je serai ravi d’aider ».
La Chine est intéressée au premier rang par la réouverture du détroit dont le trafic a chuté de 97 % depuis le début de la guerre alors que plus de 80 % des hydrocarbures qui y transitent sont destinés à son approvisionnement et à celui des pays asiatiques. Mais elle est surtout plus préoccupée de profiter de la déroute américaine pour renforcer ses positions que de venir au secours de Trump.



