Dans un monde en proie à la furie militariste, les peuples d’Ukraine sacrifiés aux ambitions de Zelensky et de l’UE dans la guerre sans fin contre la Russie du tyran Poutine
- Par Galia Trépère
Pour la 11ème année consécutive, les dépenses militaires mondiales de 2025 sont en augmentation et battent un record jamais atteint depuis la Guerre froide, 2887 milliards de dollars, selon l’étude du SPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm). Et l’an prochain, elles devraient atteindre un nouveau pic, emmenées par la folie guerrière des Etats-Unis dont Trump voudrait encore augmenter le budget militaire de 42 % en 2027, à 1500 milliards de dollars.
Cette explosion du militarisme à l’échelle internationale est bien l’expression de la faillite du capitalisme au même titre que la guerre criminelle engagée contre l’Iran fin février, la guerre au Moyen-Orient des USA et d’Israël qui entraîne l’ensemble de l’économie mondiale dans une crise dont personne encore ne peut mesurer l’étendue.
Toutes les nations, poussées par la logique de la concurrence capitaliste, sont emportées dans cette impasse destructrice et meurtrière. L’Union européenne déploie son énergie pour trouver sa place dans cette course à l’armement pour défendre les positions de ses multinationales, leurs parts de marché en particulier face à la Russie en occupant la place que les Etats-Unis lui ont laissée pour financer et soutenir l’Ukraine dans leur guerre par procuration contre la Russie. Zelensky lui aussi se déploie pour faire valoir ses propres intérêts.
La défaite aux élections législatives du 12 avril dernier de Victor Orban a été une victoire pour l’Ukraine. Orban au pouvoir depuis 2010 et leader de l’extrême droite européenne, allié à la fois de Poutine et de Trump dont le vice-président J.D. Vance était venu en personne le soutenir, voulait se faire élire dans la continuité de son opposition à la guerre au financement de laquelle il mettait son veto. « Qui doit former le gouvernement, Zelensky ou moi ? », affichait un des panneaux de sa campagne électorale.
Orban viré, ainsi que le veto qu’il opposait au prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne à l’Ukraine, le sommet informel de l’UE qui s’est tenu à Chypre les 22 et 23 avril a acté ce prêt en même temps qu’un 20ème paquet de sanctions contre la Russie.



