La furie guerrière des USA et d’Israël contre l’Iran menace l’économie mondiale et accélère la faillite globale du capitalisme
- Par Daniel Minvielle
La semaine a été marquée par un nouvel épisode de la valse-hésitation sanglante de Trump tentant de sortir du piège qu’il s’est lui-même tendu au Moyen-Orient. Lundi 4, il lançait son « Projet liberté » censé libérer les quelques centaines de navires marchands et leurs 20 000 marins coincés dans le Golfe Persique depuis le début de l’offensive. Il y mettait fin deux jours plus tard après que l’Iran eut riposté par des tirs de missiles sur des installations pétrolières des Émirats arabes unis et des navires marchands tout en maintenant le blocus des ports iraniens. Cette reculade ne l’empêchait pas de se féliciter de « l’énorme succès militaire » et des « grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens »… dont nul ne sait évidemment ce qu’il en sera alors qu’au Liban et en Palestine son complice Netanyahou poursuit son œuvre criminelle.
La « fureur épique » des USA contre l’Iran, en plus des destructions matérielles et des pertes humaines qu’elle a déjà provoquées, a plongé la planète dans une crise mondiale, conséquence du blocage du détroit d’Ormuz par lequel transitent, entre autres, 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz. Les prix de ces derniers ont explosé sur les marchés financiers, occasion pour les compagnies pétrolières d’engranger de juteux surprofits du fait de leur position de monopole comme par la spéculation. TotalEnergies, dont les traders ont acheté 69 tankers de brut avant que les prix ne s’envolent, a réalisé un milliard de dollars de gains en une seule opération. Hold up dont ont bénéficié les actionnaires du groupe qui a augmenté de 5,9 % ses dividendes et racheté pour 4,6 milliards d’euros d’actions.
La contrepartie dramatique de ce braquage financier est la reprise de l’inflation qui frappe les populations mondiales ainsi qu’une aggravation du ralentissement économique, l’entrée de l’économie mondiale dans une nouvelle phase de stagflation.



