A la veille de l’élection présidentielle, la fin sans gloire de Macron, l’imposteur de la « révolution » ni droite ni gauche introduit, tout naturellement peut-on dire, Marine Le Pen au pouvoir après avoir explosé et liquidé ses propres appuis pour se maintenir dans la place grâce au PS… Soulagés d’avoir contenu, grâce à la collaboration des directions syndicales, la révolte de la classe ouvrière qui menaçait de renverser la table en septembre dernier, Bloquons tout !, le pouvoir et les partis parlementaires s’engagent dans la transition institutionnelle, la lutte des ambitions personnelles et des appareils mises au service du maintien du désordre bourgeois.
Après que la justice lui a permis d’être candidate, malgré « la gravité des faits », l’héritière des enfants de Pétain, des terroristes criminels et tortionnaires de l’OAS, colonialistes partisans de l’Algérie française responsables d’avoir tenté d’assassiner De Gaulle au lendemain de l’indépendance en 1962, dirigeante d’un parti longtemps considéré comme un parti « différent des autres », putschiste, rejeté par la caste parlementaire, marche vers une victoire attendue en 2027. Adoubée par une large fraction du patronat, portée par les médias des milliardaires et l’establishment, elle caracole en tête des sondages après avoir remis sur le côté Bardella de Monaco. Elle bénéficie d’une rente, être la seule candidate du seul parti qui n’a jamais été au gouvernement durant la Vème République.