Le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une nouvelle guerre d’agression contre l’Iran méprisant tant le Congrès américain que l’ONU en violation flagrante de la Constitution des États-Unis et du droit international, l’affirmation criminelle du droit par la force contre les peuples. Les frappes aériennes, missiles et drones qui n’ont cessé depuis répandent la mort et la terreur sur les populations d’Iran et du Liban et prennent aussi la forme d’assassinats ciblés de dirigeants politiques et de commandants militaires.
Le guide suprême iranien Ali Khameini, au pouvoir depuis 1989, a été tué, ainsi qu’une grande partie de l’état-major du corps des Gardiens de la révolution.
Pour des millions d’Iranien·nes, la mort du tyran qui, pendant des décennies, a symbolisé le massacre, l’oppression, la pauvreté, le militarisme et la dictature religieuse a provoqué un sentiment de libération qui témoigne de la profondeur de la haine accumulée au sein de la société. Ce sentiment a rapidement laissé la place à la terreur devant l’ampleur de l’agression criminelle des USA et d’Israël condamnant toutes celles et ceux qui le peuvent à fuir Téhéran et, aujourd’hui, Beyrouth.
Cette guerre était annoncée depuis des mois et préparée par un déploiement militaire sans précédent. Elle s’inscrit dans la continuité de la politique de pressions économiques et militaires des USA pour s’assurer le contrôle de la région et du pétrole depuis des décennies avant même l’accaparement, l’étouffement et la répression par les Mollahs de la révolution iranienne de 1979 contre la dictature pro-occidentale du Shah. Elle marque cependant une étape dans la nouvelle offensive guerrière des USA et des puissances occidentales, leurs alliés, offensive qui vise le pétrole et bien plus largement à perpétuer la domination de l’empire américain. L’objectif de cette énième agression est de « changer le Régime à Téhéran » afin d’y substituer un régime fantoche pro-américain en rupture avec la Chine et la Russie qui l’ont condamnée, un objectif qui tend de plus en plus vers une guerre de destruction sans limite menée « de façon décisive, dévastatrice et sans pitié » selon les mots mêmes du secrétaire à la Guerre américain, Pete Hegseth. Trump parle maintenant de « capitulation sans condition ».
Trump et son homme de main Netanyahou ont pleinement conscience des risques de leur aventure militaire, prolongement de la guerre génocidaire contre le peuple palestinien en accord avec la mise en place du Conseil de sécurité privé de Trump et des déclarations de Rubio lors de la dernière conférence de Munich sur la Sécurité, défendant « le nouveau siècle occidental ». Ils rompent tout élément de stabilité non seulement au Moyen-Orient mais à l’échelle internationale de par les effets collatéraux militaires, politiques, économiques, financiers de la guerre. C’est ce qu’ils veulent, la stratégie du chaos.
L’Iran a contre-attaqué en ciblant les forces américaines stationnées dans les pays du Golfe, entraînant de fait les monarchies pétrolières réactionnaires (Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabe Unis, Qatar) dans la confrontation. Israël a aussi été la cible de plusieurs tirs de missiles et de drones iraniens et a riposté en bombardant Beyrouth et le Liban. Le détroit d’Ormuz, canal stratégique où transitent chaque jour près de 20 millions de barils de pétrole brut, est de fait fermé ce qui provoque la hausse des prix du pétrole et du gaz à l’échelle mondiale.
Trump n’a pas exclu l’envoi de soldats américains « si c’était nécessaire » ni précisé la durée de l’agression, « 4 à 5 semaines » et peut-être même « bien plus longtemps ».
Nous sommes devant une nouvelle étape d’une « guerre sans fin » qui s’inscrit dans le chaos mondialisé du capitalisme, dans la continuité de la guerre par procuration provoquée par les USA en Ukraine, le génocide du peuple palestinien, les menaces contre le Groenland et Cuba, le coup de force militaire au Venezuela contre Maduro et la guerre économique et commerciale engagée au niveau de la planète, une guerre sans fin pour la domination du monde, sans fin et sans issue autre que l’intervention révolutionnaire des travailleur·es et des peuples.
Les bombes, c’est la liberté, la guerre, c’est la paix, 1984 d’Orwell version Trump-Netanyahou !
Il est difficile de trouver un double langage plus cynique que celui de Trump-Netanyahou pour justifier leur agression dénommée « Rugissement du lion » par Israël ou « furie épique » par les USA. Il s’agirait, déclarait Trump, de « créer les conditions nécessaires pour que le peuple iranien puisse prendre son destin en main et former son propre gouvernement démocratiquement élu, qui fera de l’Iran un pays différent ». Et d’ajouter : « Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes que représente le régime iranien, un groupe cruel composé d’individus extrêmement durs et terribles. Ses activités menaçantes mettent directement en danger les Etats-Unis, nos troupes, nos bases à l’étranger et nos alliés à travers le monde. » Pour laisser au peuple iranien le soin de s’occuper de la suite, « lorsque nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement. Il vous appartiendra de le prendre. Ce sera probablement votre seule chance pour des générations ». Et il se tourne vers le « grand et fier peuple d’Iran » pour lui dire « que l’heure de sa liberté est à portée de main ». Netanyahou renchérit, « bientôt viendra votre moment de descendre dans la rue, d’achever le travail et de renverser le régime qui vous opprime ».
Quelle sinistre duplicité de la part des bourreaux du peuple palestinien ! Dans le même temps qu’ils poursuivent leur guerre génocidaire, les deux criminels justifient leur panique meurtrière en osant prétendre vouloir le bien de leurs victimes qu’ils affament depuis des années !
Les bombardements constituent en effet le point culminant militaire d’une longue guerre de sanctions économiques pour déstabiliser le pouvoir, provoquer la chute de la monnaie iranienne et une hyperinflation, dresser la population contre le pouvoir théocratique que la politique d’agression contribue à maintenir en place.
Cette guerre économique et militaire contre un pays de près de 90 millions d’habitants est un crime contre la civilisation dont il est né, le patrimoine intellectuel, culturel et social d’une société historique que les dirigeants voyous du monde capitaliste nient sous les bombes.
Les vassaux de l’UE dans la confusion hypocrite et... la guerre
Macron, qui ne se disait « ni informé ni impliqué » a, mardi soir, balayé ses dernières réserves pour se rallier à Trump et Netanyahou reprenant leur mensonge cynique : l’Iran « qui a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédites, qui a armé et financé des groupes terroristes dans les pays voisins [...] porte la responsabilité première de cette situation ». Pour annoncer un renforcement du dispositif militaire français dans la région. Le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens et son escorte de frégates vont « faire route vers la Méditerranée » et la France prend l’initiative de « bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale ». Les propos de Macron ont reçu tant de la part de Le Pen que de Mélenchon un accueil favorable !
Dimanche, dans un communiqué, Macron, Merz, et Starmer avaient exprimé leur « consternation vis-à-vis des attaques de missiles indiscriminées et disproportionnées lancées par l’Iran. […] Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région, potentiellement en permettant des actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones à leur source ». Ils se disent prêts à « travailler ensemble avec les Etats-Unis et les alliés de la région ». « La seule façon d’arrêter cette menace est de détruire les missiles à la source ou les lanceurs utilisés pour les tirer », a ainsi déclaré Starmer qui a autorisé les Etats-Unis à utiliser certaines bases britanniques « à cette fin défensive spécifique et limitée ». Seule l’Espagne se refuse à participer à cette criminelle mascarade.
Notre solidarité pleine et entière avec les travailleur·es et la population d’Iran implique la dénonciation et la rupture avec cette politique nationaliste et militariste de la droite comme de la gauche qui regrettent tout au plus que le droit international soit bafoué. Les travailleur·es ne peuvent que souhaiter la défaite et la déroute de l’axe de la terreur USA-Israël ainsi que de leurs alliés, que leur déroute militaire vienne s’ajouter à leur déroute politique et morale. Ils sont les principaux fauteurs de guerre au Moyen Orient, comme en Ukraine, au Venezuela, à Cuba ou en Asie. Cette défaite renforcerait notre propre combat, elle suppose la défaite de la dictature des Mollahs, qui ne peut venir que de l’intervention des travailleur·es et des classes populaires en Iran, au Moyen-Orient mais ici aussi pour en finir avec le militarisme et la guerre.
La fin de la dictature des Mollahs, instrument sanglant de la défense de l’ordre capitaliste, la conquête de la démocratie ne peuvent être l’œuvre que des masses exploitées et opprimées.
Les dirigeants de la République islamique et les Gardiens de la révolution, milices armées et tortionnaires, État dans l’État théocratique d’Iran, qui ont la main sur une grande partie de l’économie ne sont pas les victimes de cette guerre dans laquelle ils portent leur part de responsabilité en tant que puissance capitaliste régionale en guerre pour la défense de ses propres intérêts dans le cadre de la concurrence capitaliste mondialisée. Leur politique n’a plus rien d’anti-impérialiste. Ils ont instrumentalisé la haine de la morgue des USA et de l’arrogance du sionisme pour manipuler l’opinion, façonner, construire, enraciner leur dictature au cœur de la société flattant le nationalisme, produit et instrument des rivalités et de la concurrence capitalistes. Ils ont utilisé la lutte du peuple palestinien comme monnaie d’échange en fonction de leurs propres ambitions de puissance régionale. Ils ont collaboré avec les USA durant les guerres d’Irak et d’Afghanistan espérant trouver leur place dans la mondialisation financière orchestrée par les grandes puissances occidentales, d’une certaine façon comme le fit Poutine, avant que ces dernières, dans la suite de la crise de 2008-2009, ne s’engagent dans l’offensive qui accoucha de Trump, qui rompit en 2018 l’accord sur le nucléaire. Ils ont ensuite renforcé leur dictature féroce afin de poursuivre leurs projets militaires et nucléaires et en paient aujourd’hui le prix par un effondrement interne dont les USA entendent profiter.
Prise en étau entre la répression et les bombes, la lutte des travailleur·es et des classes populaires contre l’agression militaire et économique des puissances occidentales a pour corollaire la lutte contre l’État théocratique islamique sans le moindre espoir ou la moindre illusion que la guerre puisse apporter la démocratie et la liberté.
Une éventuelle victoire des USA et d’Israël ne pourrait se passer de l’envoi de troupes au sol tout en recyclant l’ancien appareil d’État pour imposer un gouvernement fantoche capable de contrôler la société, d’empêcher et de réprimer toute velléité de pouvoir populaire, de révolution, la continuation du même ordre répressif sous une forme nouvelle.
Ainsi que le dit dans une déclaration, le 1er mars, la délégation à l’étranger de la Confédération iranienne du travail : « En ces temps difficiles, la question centrale n’est pas simplement « l’opposition à la guerre ». La véritable question est de savoir si la société peut consciemment exploiter l’opportunité créée par la rupture au sommet de l’État pour faire progresser le renversement révolutionnaire. La guerre vise à terroriser la société et à suspendre la révolution ; la réponse du peuple doit être de reconstruire et d’organiser son pouvoir social en plein cœur de cette crise.
Travailleurs, salariés, jeunes, femmes et toutes les forces sociales doivent comprendre une vérité fondamentale : aucune puissance étrangère n’apportera la liberté. Seule une société organisée peut renverser définitivement ce système. Rejoindre les organisations sociales existantes, renforcer les organisations syndicales indépendantes et mettre en place des conseils, des comités locaux et des réseaux d’entraide ne sont pas un « choix » aujourd’hui, mais une nécessité urgente, à la fois pour protéger des vies humaines en temps de guerre et pour prendre collectivement en main l’avenir de la société.
La République islamique est blessée et instable. Ce n’est pas le moment de rester spectateur ou d’hésiter ; c’est le moment d’agir. La véritable fin de cette guerre ne viendra pas d’accords entre États, mais du renversement révolutionnaire d’un ordre qui a transformé la vie elle-même en un champ de bataille.
Nous appelons les peuples du monde entier, les mouvements ouvriers et les forces éprises de liberté à se ranger du côté du peuple iranien – et non du côté des États et des machines de guerre. La véritable solidarité implique de soutenir le droit du peuple à renverser la République islamique et à bâtir un ordre humain, libre et égalitaire. »[1]
La fuite en avant de Trump-Netanyahou accélère la mondialisation de la guerre inhérente à la faillite du capitalisme mondialisé
Les crimes de Trump-Netanyahou sont le fruit pourri de leur panique devant les dangers qui les menacent tant sur la scène internationale qu’intérieure. Netanyahou est pris dans le piège sanglant du génocide dans lequel il a entraîné son peuple et n’a d’autre politique que la fuite en avant militariste et guerrière au nom du droit de se défendre, la logique guerrière et expansionniste du sionisme. Quant à Trump il tente de faire face aux échecs de sa politique agressive à l’échelle internationale comme dans sa politique intérieure, échec de la politique contre les migrant·es comme de sa politique économique inflationniste qui se traduit par une dégradation des conditions de vie de la majorité de la population, une crise politique exacerbée par les révélations concernant Epstein, qui ont levé le voile sur les agissements d’une oligarchie criminelle.
Mais surtout cette guerre sans fin dans laquelle le bloc des vieilles puissances impérialistes entraîne la planète obéit à des racines bien plus profondes que la paranoïa des dictateurs associés à l’oligarchie financière qui la mettent en œuvre. Elle obéit à la logique même des contradictions fondamentales du capitalisme : la contradiction explosive entre la socialisation mondialisée de la production et des échanges qui entrent en conflit permanent et violent avec la propriété privée capitaliste et les États-nations qui la protègent.
« L’Iran possède les quatrièmes plus importantes réserves prouvées de pétrole et les deuxièmes plus importantes réserves de gaz naturel du monde. Il contrôle la rive nord du détroit d’Ormuz, l’un des points de passage stratégiques les plus importants du système énergétique mondial. Le contrôle de ces ressources – et surtout la capacité d’en interdire l’accès à ses rivaux – est au cœur de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient depuis plus de sept décennies. »[2] écrit Romaric Godin. L’enjeu est de taille mais plus fondamentalement Washington assoit son statut de « première puissance mondiale » pour affronter la Chine à l’heure où le capitalisme s’est développé à l’échelle de la planète faisant de chaque nation un acteur du marché capitaliste, concurrent, rival des autres nations ou associé au gré des intérêts des différents groupes et multinationales qui se disputent les richesses produites par le prolétariat mondial.
Contrairement à ce que disent ceux qui regardent le présent et l’avenir avec les lunettes du passé, nous ne sommes pas confrontés à un retour de l’impérialisme et du colonialisme. Même pour la première puissance mondiale il ne s’agit pas de conquérir directement des territoires mais de construire des liens de dépendance économique, militaire qui soient en sa faveur face à leurs rivaux dans la guerre sans fin dans laquelle ils plongent l’humanité.
L’époque du colonialisme et de l’impérialisme a cédé la place au chaos du capitalisme mondialisé, de la concurrence et du militarisme mondialisé où chaque nation défend ses propres intérêts acteurs ou instruments, proxys, d’une autre puissance internationale ou régionale.
La domination d’une poignée de puissances impérialistes européennes qui s’est imposée au XIX° siècle a cédé la place, au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, à la domination de l’empire américain organisant l’ordre mondial unipolaire suite à l’effondrement de l’URSS. La mondialisation financiarisée du capitalisme a ensuite ouvert la voie à une nouvelle ère, celle de la concurrence multipolaire et mondialisée, la lutte de tous contre tous pour le profit qui a vu émerger de nouvelles grandes puissances en concurrence avec la première puissance mondiale confrontée à son déclin.
Le capitalisme mondialisé se heurte aux limites du marché, la concurrence devient de plus en plus féroce, le militarisme une arme économique essentielle. Ainsi que l’écrit Romaric Godin « Lorsque la croissance mondiale ralentit, le partage du gâteau devient de plus en plus difficile et induit naturellement l’usage du militarisme. Pour deux raisons : d’abord parce qu’il donne l’illusion de relancer la croissance, ensuite parce qu’il permet de renforcer les conditions de la prédation devenue incontournable pour les capitalistes des grandes puissances. [...] Dans ce type de contexte, la guerre comme débouché politique et économique devient une nécessité constitutive de la gestion de l’économie des États-Unis, un moyen d’assurer la poursuite de l’accumulation. »
« Cette logique est celle de la fuite en avant prédatrice pour tenter d’échapper – vainement – aux contradictions du capitalisme tardif. Ce n’est pas un hasard si cette logique est celle de la première puissance économique du monde. »
Elle est le produit inévitable de la contradiction entre une économie mondialisée et sa division en États-nations rivaux, chacun dominé par une classe dirigeante qui défend ses intérêts en exploitant la classe ouvrière dans le pays et en pillant les ressources et les marchés à l’extérieur.
Une guerre est engagée entre le capital et le prolétariat mondial pour la sauvegarde de la civilisation humaine
L’oligarchie financière mondiale n’a pas de réponse aux limites du marché capitaliste et de l’exploitation des hommes et de la nature si ce n’est une fuite en avant aveugle. La fureur panique des USA et d’Israël soutenus par leurs alliés en est la terrible et dévastatrice démonstration. Elle se retourne inévitablement contre eux et le système dans son ensemble.
La brutalité de l’agression, son ampleur ne pourront anéantir le peuple iranien pas plus que le peuple palestinien ou du Liban. Chaque frappe est un coup porté aux travailleur·es et aux peuples qui sème la colère et l’indignation, la haine dans le monde entier, aux États-Unis mêmes.
La nouvelle étape dans l’escalade guerrière des puissances occidentales à laquelle le monde est confronté accentue les tensions, produit une dégradation de la situation économique mondiale et aggrave la crise politique qui ébranle les vieilles puissances impérialistes. Trump a déclenché une guerre dont il ne prévoit ni ne maîtrise les conséquences. Il y a une part de démence dans ses actes, mais une démence qui a ses racines dans les intérêts d’une classe minoritaire et parasite dominée par les milliardaires, dans la faillite d’un système condamné par le progrès et le développement de la société humaine dont le prolétariat est l’expression et l’avenir.
La faillite du capitalisme occidental, la fin de sa domination sur le monde signe la faillite globale du capitalisme. Aucune nouvelle puissance n’est en mesure de réguler et d’organiser l’anarchie, le chaos capitaliste mondialisé qui entraîne l’humanité dans une crise économique globale, la catastrophe écologique et la mondialisation de la guerre.
La seule classe capable d’enrayer ce processus mortifère est la classe du prolétariat acteur des progrès extraordinaires qui pourraient permettre un nouveau développement d’une société débarrassée de l’exploitation et de la guerre, de la propriété capitaliste et des Etats, pour supprimer les convulsions provoquées par la contradiction entre la socialisation mondialisée de la production et des échanges, prisonnière de la propriété et du profit capitaliste, par une planification fondée sur la coopération des travailleur·es et des peuples.
La marche à la mondialisation de la guerre ne peut être enrayée que par la lutte pour abolir le système du profit même et pour remplacer la division du monde en États-nations rivaux par une réorganisation socialiste de la production et des échanges où les forces productives de l’humanité seront mises au service du bien de toutes et tous.
Yvan Lemaitre
[1] Déclaration de l’ILC sur la guerre en cours et l’urgence d’une action révolutionnaire https://iranlc.org/en/12023
[2] https://www.mediapart.fr/journal/international/030326/la-guerre-en-iran-est-aussi-une-affaire-de-gros-sous



