La grève massive des travailleurs de la RATP, la semaine dernière, est un avertissement pour le gouvernement, un encouragement pour l’ensemble des salariés à se mobiliser. Toutes catégories confondues, ils ont démontré la force des travailleurs quand ils se mettent en grève et prennent eux-mêmes en main leurs affaires. Ils ont montré ce que pourrait être un mouvement d’ensemble si nous réussissions à nous unir, à surmonter les divisions catégorielles et professionnelles, privé-public et, surtout, les divisions et la passivité des directions syndicales. Et c’est bien la préparation d’un tel mouvement de grève face à l’offensive du gouvernement et du patronat contre les retraites qui est nécessaire.

Ils le craignent et c’est pour ça qu’ils déploient non seulement leur police comme samedi pour intimider, réprimer mais aussi tous leurs talents hypocrites, avec la complicité active des médias, pour diviser. Que n’a-t-on entendu contre les salariés de la RATP désignés à la vindicte populaire comme des privilégiés !

Ils ne peuvent faire oublier que la France bat des records en matière de dividendes versés aux actionnaires, 51 milliards de dollars au deuxième trimestre 2019, un niveau historique jamais atteint. Depuis 2009, les 2/3 des bénéfices ont été aux actionnaires.

De l’argent, il y en a, pas dans la poche des salariés mais dans les coffres des grandes fortunes.

C’est aussi pour tenter de diviser le monde du travail que Macron lance un débat, en réalité une campagne contre les immigrés, contre tous les travailleurs issus de l’immigration, en se mettant dans le peau de Marine Le Pen.

Il y a fort à parier que sa démagogie va se retourner contre lui. A force d’hypocrisie et de mépris, d’attaques cyniques, Macron est en train d’unir le monde du travail contre lui.

Macron est affaibli, montrons lui notre force

Paroles qui se prétendent soucieuses de la population comme du climat pour faire passer les attaques contre elle et masquer son inaction, violences policières, le pouvoir se discrédite, s’isole et le moment est venu pour les salariés de changer le rapport de force.

Macron prend son temps pour relancer le jeu de dupes du dialogue social avec les directions syndicales et organiser un nouveau grand débat. Il veut nous endormir, paralyser les directions syndicales qui se prêtent au jeu mais, comme l’an dernier avec les gilets jaunes, et à une toute autre échelle, il va dresser contre lui la population laborieuse.

Derrière le baratin mensonger sur l’universalité et l’équité, les choses sont simples. Dans la continuité de toutes les réformes menées par la droite et la gauche, il veut nous faire travailler plus longtemps pour gagner moins. La « réforme des retraites » implique leur diminution et l’allongement des années de cotisation nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Le simple fait de calculer la retraite sur toute la vie active et non plus sur les 25 meilleures années, ou sur les six derniers mois en ce qui concerne la fonction publique, abaissera considérablement les pensions. Un recul social dont les femmes seront tout particulièrement victimes.

Nous n’avons pas à financer un système en faillite

Cette nouvelle attaque contre tous les salariés du privé comme du public s’inscrit dans une politique entièrement dévouée aux intérêts des classes possédantes et de la minorité de financiers, de gros actionnaires qui tiennent les rênes de l’économie.

Ils veulent nous faire payer pour tenter de sauver un système failli et condamné qui ruine l’économie et détruit la planète. 

Mardi 24 septembre, la CGT et Solidaires appellent à une journée de grève et de manifestation.

Notre intérêt est de nous mobiliser le plus largement possible dans la perspective de la préparation du nécessaire affrontement avec ce gouvernement et ses commanditaires, les gros actionnaires. Se battre pour les retraites, c’est contester une politique de bas salaires, de précarité et de chômage, de sacrifice des services publics. C’est remettre en cause une logique qui accumule toujours plus de richesses du côté du capital au détriment du travail, creuse les inégalités.

Ce sont ces inégalités et cette injustice qu’il faut combattre pour garantir à toutes et tous le bien-être.

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