En septembre 1938, Trotsky et ses compagnons fondaient la IVème Internationale dans des conditions extrêmement difficiles alors qu’il était « minuit dans le siècle », selon la formule de Victor Serge. Après Mussolini, Hitler s’était emparé du pouvoir en 1933 en Allemagne. Le deuxième plus puissant Parti communiste après celui de l’URSS avait été désarmé, trahi par la politique de la bureaucratie stalinienne et de la IIIème Internationale. Le mouvement ouvrier défait, le monde marchait vers la guerre. Une page se tournait. Pour les travailleurs, la lutte contre la bourgeoisie et le fascisme se doublait du combat pour en finir avec la contre révolution stalinienne. Fonder une nouvelle Internationale était devenu vital.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans le même contexte. Le stalinisme est mort, l’URSS s’est effondrée en 1991, le capitalisme le plus sauvage y a été réintroduit. La bureaucratie stalinienne s’est reconvertie tout naturellement en une caste bourgeoise mafieuse combattant tout ce qui pourrait rappeler ses origines, le communisme version bureaucratique est laissé à quelques nostalgiques de Staline et de la « Grande Russie »…

80 ans après, les idées et combats des trotskistes, après avoir surmonté les épreuves du nazisme, de la dégénérescence de l’URSS et de sa chute, mais aussi de la guerre, gardent toute leur fécondité à condition de ne pas les enfermer dans le passé. Ils s’inscrivent dans une histoire du mouvement ouvrier dont chaque époque a retenu un nom qui en été l’expression la plus achevée, la plus concentrée : Marx pour le XIXème siècle, les bases programmatiques et l’éveil du mouvement ouvrier, Lénine pour l’époque de l’impérialisme, des guerres et des révolutions et Trotsky, pour la lutte contre la dégénérescence stalinienne de la révolution.

Le fil rouge de la révolution n’a pas été rompu, même s’il est devenu bien fragile, et il nous appartient d’en assurer la continuité en tant que pensée vivante, accumulation d’expériences à travers un combat en perpétuel bouleversement.

Le trotskisme était au départ le nom que les staliniens utilisaient contre Trotsky et ses partisans combattant la bureaucratisation du régime soviétique et leur pouvoir grandissant. Comme il l’écrit dans La Révolution permanente : « On donna le nom de " trotskisme " à tout ce qu'on voulait jeter par-dessus bord. Ainsi, la lutte contre le " trotskisme " devint peu à peu l'expression de la réaction théorique et politique de larges couches non prolétariennes et parfois même prolétariennes, et refléta cette réaction dans les rangs du parti. […] Expression vivante de la réaction, cette " opposition " témoignait de la répulsion organique que le bureaucrate et le petit bourgeois éprouvaient à l'égard de la révolution internationale avec ses bouleversements " permanents ", et du désir d'ordre et de tranquillité propre aux fonctionnaires et aux petits bourgeois. La campagne de haine contre la révolution permanente ne fit, à son tour, que déblayer le terrain pour la théorie du socialisme dans un seul pays, c'est-à-dire pour le socialisme national récemment formé ».

Le capital militant du trotskisme est donc tout le contraire d’un dogme immuable. C’est un raisonnement, une démarche basée sur l’expérience de la lutte du prolétariat contre l’impérialisme et le stalinisme, un guide pour l’action et non un mythe.

L’apport du trotskysme, de la révolution de 17 à la lutte contre sa dégénérescence et à la fondation de la IV

Durant toute la période de gestation et de développement du parti bolchevik entre 1902 et 1917, trois conceptions de la révolution avaient coexisté.

Pour les mencheviks ou réformistes, la victoire de la révolution bourgeoise russe ne pouvait se faire que sous la direction de la bourgeoisie libérale. Une fois arrivée au pouvoir, son régime démocratique devait permettre au prolétariat russe de rattraper, en mieux, l’Occident dans la voie de la lutte pour le socialisme.

Lénine et le parti bolchevik défendaient que la bourgeoisie russe, retardataire par rapport à celle d’Occident, était incapable de mener sa propre révolution jusqu’au bout. Il fallait que par la « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie », la bourgeoisie et le capitalisme se développent en renforçant le prolétariat et en lui ouvrant de larges possibilités de lutte pour le socialisme en Russie et dans le monde.

Pour Trotsky, dès 1905, les tâches démocratiques (réforme agraire, réformes démocratiques, question nationale…) ne pouvaient être accomplies par la bourgeoisie mais par les travailleurs. C’est ce qu’avait montré la première révolution russe où les ouvriers avaient disputé le pouvoir à la bourgeoisie avec le Soviet de Saint Pétersbourg qu’il avait présidé. C’était la théorie de la révolution permanente reformulée dans un contexte nouveau à partir des raisonnements de Marx après la défaite des révolutions de 1848.

En août 1917, Trotsky rejoint Lénine au moment le plus aigu de la révolution. Son déroulement tranche la discussion entre leurs deux conceptions de la révolution. Avec le mot d’ordre « Tout le pouvoir aux soviets », le parti bolchevik s’engage résolument sur le chemin du pouvoir des travailleurs.

La révolution russe ne pouvait triompher que comme fraction la plus avancée de la révolution socialiste internationale. La IIIème Internationale de Lénine et Trotsky en a été le cadre de débat et d’organisation, « le parti mondial de la révolution ».

Après la victoire d’Octobre 17, la pression politique des classes bourgeoises et petites bourgeoises va à nouveau s’exercer sous d’autres formes. Staline en sera d’abord l’expression plus ou moins consciente avant de s’appuyer sur elles, en particulier les paysans les plus riches, les koulaks, mais aussi sur de nouvelles couches privilégiées constituant dans l’appareil d’État et du parti une nouvelle forme de bureaucratie née de l’arriération de la Russie, des concessions faites au capitalisme sous la NEP et de l’isolement de plus en plus grand de la révolution dans un pays exsangue après des années de guerre et de guerres civiles imposées par les puissances impérialistes.

Lénine à la fin de sa vie et ensuite Trotsky combattirent ce tournant bureaucratique. Ce dernier, d’abord avec de vieux bolcheviks, défendra dès 1923 un « cours nouveau » dans le parti en y impulsant la démocratie de la base, en appelant à l’ouvrir largement aux ouvriers, aux femmes travailleuses et aux jeunes révolutionnaires.

Après la mort de Lénine et l’intégration d’une « promotion Lénine » à sa botte, Staline assoira le pouvoir de la bureaucratie avec pour mot d’ordre, le « socialisme dans un seul pays », tournant le dos à tout le capital militant communiste passé. Dans l’État soviétique dégénéré, Trotsky défendra la nécessité de faire une révolution politique en préservant les acquis de la révolution russe (son économie planifiée), même usurpés par la bureaucratie.

Exclu du PC, banni de l’URSS puis pourchassé par les hommes de main de Staline, il s’est battu pour cette politique, défendant les acquis de la révolution contre la bureaucratie et pour la révolution internationale. Comme il écrit dans le Programme de Transition : « La révolution socialiste commence sur le terrain national, se développe sur l'arène internationale et s'achève sur l'arène mondiale. Ainsi, la révolution socialiste devient permanente au sens nouveau et le plus large du terme : elle ne s'achève que dans le triomphe définitif de la nouvelle société sur toute notre planète ».

Staline engagera une guerre à mort contre les internationalistes qui dénonceront l’usurpation du communisme par la bureaucratie, bradant les intérêts de la révolution pour ses intérêts égoïstes, désorientant, censurant, réprimant, détruisant une génération de révolutionnaires à coups de procès de Moscou, de grands virages imposés arbitrairement par en haut, parfois opposés les uns aux autres, du « koulaks, enrichissez-vous ! » à « classe contre classe » en passant par les Fronts Populaires.

Quand en 1933 le PC allemand suivit sans broncher le cours stalinien « classe contre classe », combattant les socialistes comme des alliés d’Hitler alors qu’il fallait unir toutes les forces ouvrières contre la bourgeoisie et les nazis, Trotsky comprit que pas plus que le Parti communiste russe, l’Internationale n’était réformable. Elle était devenue un facteur contre-révolutionnaire aux seuls ordres du Kremlin.

Il fallait d’urgence défendre la révolution permanente, l’internationalisme, le capital militant ouvrier de la révolution russe même s’il n’y avait qu’une poignée de militants, essentiellement de jeunes intellectuels, pour affirmer ces idées.

La fondation d’une IVème Internationale, dont le projet date de 1934, n’alla pas de soi. Dans le Programme de Transition, Trotsky rapporte les résistances des « sceptiques »:

« Il est impossible, disent-ils, de créer une Internationale "artificiellement"; seuls de grands événements peuvent la faire surgir, etc.. La IV° Internationale est déjà surgie de grands événements : les plus grandes défaites du prolétariat dans l'Histoire. La cause de ces défaites, c'est la dégénérescence et la trahison de la vieille direction. La lutte des classes ne tolère pas d'interruption. La IIIème Internationale, après la IIème, est morte pour la révolution. Vive la IVème Internationale !

Mais les sceptiques ne se taisent pas : "Est-ce déjà le moment de la proclamer maintenant ?" La IVème Internationale, répondons-nous, n’a pas besoin d’être "proclamée". Elle existe et elle lutte. Elle est faible ? Oui, ses rangs sont encore peu nombreux, car elle est encore jeune. Ce sont, jusqu’à maintenant, surtout des cadres. Mais ces cadres sont le gage de l’avenir. En dehors de ces cadres, il n’existe pas, sur cette planète, un seul courant révolutionnaire qui mérite vraiment ce nom. Si notre Internationale est encore faible en nombre, elle est forte par la doctrine, le programme, la tradition, la trempe incomparable de ses cadres. Que celui qui ne voit pas cela aujourd’hui reste à l’écart. Demain, ce sera plus visible ».

Le Programme de transition, pierre angulaire de la IV

La IV devait avoir une orientation, un programme. Ce fut « l’agonie du capitalisme et les tâches de la IVème Internationale » plus connu comme le « Programme de transition » que Trotsky rédigea en prise avec la situation, après une discussion collective sur le bilan de l’expérience accumulée des groupes se réclamant du trotskisme.

Ce Programme a été écrit pour « surmonter la contradiction entre la maturité des conditions objectives de la révolution et l’immaturité du prolétariat et de son avant-garde (désarroi et découragement de la vieille génération, manque d’expérience de la jeune). Il faut aider les masses à trouver, au cours de leurs luttes quotidiennes, ce qui fera le pont entre leurs revendications actuelles et le programme de la révolution socialiste. Ce pont doit consister en un système de revendications transitoires, qui partent des conditions actuelles et de la conscience actuelle de larges couches de la classe ouvrière et qui conduisent invariablement à une seule et même conclusion : la conquête du pouvoir par le prolétariat ».

Il fait le bilan de la période et avance une orientation d’ensemble. Alors que les programmes réformistes séparaient les revendications quotidiennes (le programme minimum) des revendications politiques d’ensemble (le programme maximum réservé « au grand soir » comme la prise du pouvoir, la révolution), ce programme était un pont entre les deux.

« Loin d'être seulement valables en période de crise révolutionnaire aiguë, les revendications transitoires -telle la revendication du contrôle ouvrier- tendent précisément à faire naître une telle crise révolutionnaire, en amenant les travailleurs à contester le régime capitaliste, tant dans les faits que dans leur conscience » dit-il.

La IV, par-delà ses faiblesses, un courant révolutionnaire international vivant

Loin de l’URSS, exilé sur la « planète sans visa », Trotsky milita activement pour organiser sur ce programme, même à distance. Il essaya de combattre le gauchisme de ses jeunes camarades, refusant par exemple en France de militer dans les syndicats ou de pratiquer l’entrisme drapeau déployé dans le PS dont une fraction se radicalisait, ou au contraire, devenant opportunistes dans ce même parti… Toujours par la discussion, pour convaincre, armer, entrainer…

Il chercha constamment sur quel levier s’appuyer pour faire progresser la conscience et l’organisation des travailleurs en toute indépendance de classe, dans un monde à la veille de la guerre où les trotskistes étaient très isolés et traqués de toutes parts, par les gouvernements, par des réformistes et des staliniens organisés.

Ce combat fut essentiel car personne n’avait son expérience pour le transmettre. Sa principale force, ce qui lui a permis de tenir et de se déployer avec si peu de moyens, fut la justesse des idées et de l’analyse du point de vue de la stratégie révolutionnaire, de la lutte de classe, l’esprit démocratique qui l’animait et qui alimentèrent le courage, l’enthousiasme, l’audace des militants trotskistes dans le monde.

L’assassinat de Trotsky, le 20 août 1940, par un sbire de Staline, fut un terrible coup pour le mouvement. La IV se divisa en différentes tendances dont certaines subirent la pression des staliniens durant la guerre tandis que d’autres, comme le petit groupe initié par Barta en France, l’Union Communiste Internationaliste, à l’origine de l’actuelle Lutte ouvrière surent mieux résister, en particulier face aux questions nouvelles qui se posèrent au lendemain de la guerre.

La majorité du mouvement trotskiste vit alors dans les démocraties populaires « des Etats ouvriers dégénérés » alors que la classe ouvrière n’avait eu aucun rôle direct et indépendant dans leur construction qui se fit sous la domination de l’armée de la bureaucratie stalinienne. Le même raisonnement suiviste et une compréhension mécanique de la théorie de la révolution permanente les conduisirent à voir dans la vague des révolutions des peuples coloniaux des révolutions socialistes alors qu’elles furent dirigées par des nationalistes radicaux. Dans le contexte de la Guerre froide, elles eurent le soutien de l’URSS contre les États-Unis et les puissances impérialistes dont la France, tout en restant dans les limites de la réalisation de réformes bourgeoises. Que ce soit en Chine, en Algérie ou à Cuba, leurs dirigeants n’avaient pas pour programme le renversement du capitalisme, le pouvoir des travailleurs ni le communisme. Il ne pouvait y avoir et il n’y eut pas de « transcroissance » des révolutions des pays coloniaux. Seule une intervention consciente de la classe ouvrière organisée dans un parti de classe, internationaliste aurait pu offrir des perspectives aux masses soulevées autre que l’impasse du nationalisme.

Le stalinisme est mort, vive le trotskisme ?

« Aujourd’hui, les difficultés ont changé de nature. Ce n’est plus le stalinisme mais le recul de la combativité et la profonde dépolitisation de la classe ouvrière que nous devons affronter. Mais c’est toujours avec les mêmes perspectives – trouver le moyen d’implanter les idées trotskystes dans la classe ouvrière – avec la même confiance totale dans le prolétariat. Pour les communistes révolutionnaires que nous sommes, il n’y a pas d’alternative. » dit Pierre Royan lors du CLT de Lutte ouvrière intitulé « Le trotskysme, seul programme pour l’émancipation des exploités ».

Ces difficultés sont-elles comparables ? N’est-il pas nécessaire de les comprendre dans une perspective historique ? Le Programme de transition en tant que tel peut-il être considéré comme le seul programme pour l’émancipation des exploités ? Ou n’est-il pas plutôt nécessaire d’appliquer sa démarche à la nouvelle époque que nous connaissons ?

La fin du stalinisme, l’offensive libérale et impérialiste qui a bouleversé les rapports entre les classes et les nations pour déboucher après la grande crise de 2008 sur un capitalisme financier mondialisé, ouvre une nouvelle période de tensions, de guerres et de révolution. Ce cadre économique, social, politique est bien différent de celui dans lequel Trotski inscrivait le Programme de Transition.

Ce dernier reposait sur deux axes essentiels. Le premier analysait les conditions économiques d’après la crise de 29, plus grosse crise de l’histoire du siècle, et concluait : « les forces productives de l'humanité ont cessé de croître ». Le second avait trait au contexte politique, à la faillite des directions réformiste et stalinienne et se résumait ainsi : « la crise historique de l'humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire » du prolétariat international.

Après la deuxième guerre mondiale, les luttes de libération nationale puis l’effondrement de l’URSS et des vieux partis staliniens faillis alors que le capitalisme a connu une nouvelle phase de développement, ces deux présupposés ne répondent pas aux conditions économiques, sociales, politiques de la nouvelle époque à laquelle le mouvement ouvrier est confronté.

Une nouvelle internationale pour une nouvelle période

L’idée même de vouloir reconstruire la IV est une abstraction hors de l’histoire, vide de tout contenu. Nous sommes en effet confrontés à une période où le stalinisme mais aussi le réformisme se sont effondrés, les organisations syndicales adaptées et où l’offensive de la bourgeoisie est frontale dans une économie mondialisée. Il nous faut prendre à bras le corps la tâche d’analyser et comprendre cette nouvelle époque et ses implications du point de vue de nos tâches. Démocratie révolutionnaire a apporté sa contribution à ce travail dans le document que nous avons publié en septembre « Le XXIème siécle ou la nouvelle jeunesse du socialisme et du communisme » (http://npa-dr.org/images/autrespub/nouvelle%20jeunesse.pdf).

Prétendre reconstruire la IV ou proclamer le programme de 1938 comme seul programme possible est une façon de rester enfermé dans le passé sans oser parler la voix du monde dans lequel nous vivons. C’est s’accrocher à des mythes qui viennent au secours du conservatisme des différents groupes et tendances issus des scissions du mouvement trotskiste, soucieux avant tout de défendre leur propre identité.

Notre démarche pour être fidèles à la tradition vivante du trotskisme doit être profondément démocratique et révolutionnaire, pour créer les conditions de l’unité de nos forces, en rompant avec le sectarisme et l’opportunisme.

Le mouvement trotskiste est ainsi confronté à sa propre mue. Il lui faut, d’une certaine façon, dépasser le trotskisme pour en assumer sa continuité, penser et mettre en œuvre une stratégie révolutionnaire pour le mouvement ouvrier moderne.

Il lui faut comprendre le passé pour avancer, construire l’avenir sans être dominé voire paralysé par lui. Comme l’écrivait Trotsky en 1923 : « Le parti ne peut uniquement vivre sur les réserves du passé. Il suffit que le passé ait préparé le présent. Mais il faut que le présent soit idéologiquement et pratiquement à la hauteur du passé pour préparer l’avenir ».

Une nouvelle internationale naîtra du dépassement des divisions actuelles pour fonder de nouveaux partis des travailleurs, implantés parmi eux. Elle ne sera pas le produit de la construction de groupes divers dont chacun, seul, détiendrait la clé, rattachés à une des tendances du mouvement trotskiste... A aucun niveau il n’est possible de se passer d’un cadre de débat et de confrontation des différentes tendances, fractions révolutionnaires visant à dépasser les divisions en donnant un contenu actuel à l’apport théorique et la pratique militante du trotskysme dans la continuité du bolchevisme de Lénine et du mouvement ouvrier marxiste et révolutionnaire.

Dans le monde actuel, les forces productives n’ont pas cessé de croître, au contraire, mais elles sont dilapidées, retournées contre les travailleurs et la nature.

La théorie de la révolution permanente prend un nouveau contenu alors que le développement du capitalisme a mûri, ce que Trostky appelait « les prémisses objectives du socialisme ».

Il s’agit de formuler, dans la continuité de la démarche transitoire, le programme capable d’unifier, de fédérer l’ensemble des aspirations, revendications sociales, démocratiques, écologiques autour d’un même objectif, seul capable d’y répondre, la conquête du pouvoir par les travailleurs et les classes populaires pour en finir avec la propriété privée capitaliste, le profit et la concurrence pour contrôler et réguler la marche de l’économie. Question qui ne peut se résoudre pleinement que dans « le creuset de la révolution mondiale ».

Mónica Casanova

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